En commémoration du 40ème anniversaire de la révolution chinoise

En commémoration du 40ème anniversaire de la révolution chinoise

Parti Communiste du Pérou

Septembre 1989

   Intervention du Président Gonzalo à la Réunion de dirigeants et des cadres à l’occasion du 40me Anniversaire de la Révolution Chinoise, 30 septembre 1989.

   Prolétaires de tous les pays unissez-vous !

   Questions à réfléchir et à nous efforcer d’accomplir davantage en tant que communistes.

I. LA REVOLUTION CHINOISE

   Il est évident que ce fut une révolution très importante dans l’humanité pour divers raisons : l’une d’elle, l’immense masse qu’elle a mobilisé, 400 millions à son début et puis 800 millions lors de la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne : une zone de grands conflits au niveau mondial, étendue et fixé sur de longues luttes du peuple, celle de la paysannerie, luttes de longues date et guerres comme par exemple, celle de l’opium en 1840.

   Dans la Révolution Culturelle le bilan tiré du long processus, nous on dit que la Chine avait été marqué par diverses luttes qu’ils livrèrent avec des armes.

   C’est sur ces bases qu’est arrivé le PCC et le Président Mao, troisième lumière du marxisme, le plus haut sommet.

   Tout cela ont donné des conditions très particulières à la Chine, et ce qui s’y est passé, a ébranlé le monde.

   Penser à la révolution démocratique ; penser à son essence en tant que révolution, en tant que renversement d’une classe par une autre, ce qui se réalise avec la guerre populaire, avec la violence, penser à cette loi universelle, plus davantage aujourd’hui alors qu’ils veulent la montrer comme dépassée.

   La révolution démocratique en Chine est un modèle, un prototype de révolution qui s’oppose à l’impérialisme, à la féodalité et au capitalisme bureaucratique.

   La révolution démocratique mène inévitablement à la seconde révolution.

   La révolution chinoise ne nous mène pas seulement a penser à la révolution démocratique mais à sa continuation sans interruption en tant que révolution socialiste ; sans la révolution démocratique, la révolution socialiste n’est pas faisable dans un pays comme le nôtre.

   Le Président Mao nous enseigne que la révolution socialiste est la continuation de la révolution démocratique ; plus encore qu’en tant que révolution culturelle, c’est la continuation de la révolution sous la dictature du prolétariat soutenue par l’armée populaire capable de défendre le Nouvelle Etat basé dans des immenses masses ; il nous a montré avec une grande clarté question posée à la révolution sur la construction du socialisme, que sa construction est extrêmement complexe et requiert beaucoup de temps ; le Président Mao nous dit que nous communistes, nous n’avons toujours pas atteint une compréhension entière et complète des lois du socialisme et que cela demanderait beaucoup de temps.

   Il nous dit que cela implique une lutte de classes aigu et violente, que deux chemins s’affrontent : le chemin capitaliste et le chemin socialiste et que, qui vaincra qui, n’est pas défini ; il est clair que lui ne mit jamais en doute que le socialisme, en perspective, vaincrait, ce qu’il nous montrait, c’était la lutte de classes aigu pour la dictature du prolétariat, concrètement.

   Il nous enseigne que le socialisme exige un appui d’immenses masses : paysannerie, prolétariat, peuple, pour générer de nouvelles modalités, pour ne pas répéter les vieux chemins capitalistes, renversés par la révolution et qui détourneraient la direction du chemin socialiste ; plus encore, que le socialisme devait générer des nouvelles formes.

   Il laissa bien établit que la lutte de classes continue plus aigu, que le centre de la dispute est la dictature du prolétariat soutenu par d’immenses masses. Mais la révolution chinoise a démontré de plus la nécessité de la Révolution Culturelle, que la révolution exigeait une lutte courageuse mais nécessaire pour poursuivre la révolution sous la dictature du prolétariat.

   Evidemment, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne est un chant épique de la révolution au monde, un jalon de victoire pour les communistes et les révolutionnaires du monde, c’est un fait ineffaçable.

   S’il est sûr que c’est un processus que nous devons affronter, cette révolution nous a donné de grandes leçons que nous appliquons déjà ; citons, en guise d’exemple, le problème de changer l’idéologie, ce qui est capital pour que la classe ouvrière prenne le Pouvoir, de générer aujourd’hui un bond idéologique pour conquérir le Pouvoir.

   A part ces deux questions la révolution chinoise nous a montré qu’elle se fait au sein d’un processus de restauration et contre-restauration (une contradiction ayant deux aspects).

   Aucune classe ne prend le Pouvoir d’un seul coup mais la restauration se présente ; cependant, elle doit s’efforcer dans la lutte de contre-restaurer vaillamment jusqu’à ce que la classe ouvrière, s’établie finalement au Pouvoir définitivement.

   La classe ouvrière a déjà traversé la majeur partie de ce chemin.

   La révolution chinoise nous appelle donc à la réflexion à propos de la révolution socialiste, la Grande Révolution Culturelle Prolétarienne et la restauration et la contre-restauration qui est, en essence, la révolution permanente, comme le disait Marx, la marche fracassante de la classe ouvrière pour entrer dans le communisme en passant par la dictature du prolétariat.

   Aujourd’hui plus que jamais, arborer que le communisme est la réalité future vers laquelle nous marchons irrépressiblement ; est la marche nécessaire jusqu’à notre but final mais il faut que nous passions par des étapes et des processus très durs et chaque étape renferme de nouveaux problèmes, plus difficiles mais les communistes nous avons la force nécessaire pour les vaincre, en partant du fait que nous possédons l’idéologie la plus puissante.

   Nous réaffirmons donc que pour nous c’est le but nécessaire des communistes vers lequel le prolétariat arrivera quelques en soient les difficultés par lesquelles il doit passer. Les problèmes que nous voyons aujourd’hui, la restauration en Chine et en URSS, ne nient pas ce but, elles ne font que montrer le long processus et complexe de la marche vers le communisme.

   Aujourd’hui où on clame la supposée caducité du communisme, saisissons-nous donc de la révolution chinoise et que notre Parti, comme partie de la révolution mondiale, serve le but : le communisme.

   Ainsi nous avons vu ce que renferme la révolution chinoise et le rôle du Président Mao.

II. LE MAOISME

   C’est la question décisive, le Président Mao enseigne que l’idéologie-politique décide tout et notre idéologie n’est qu’une : le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme. Ce n’est pas le moment et il n’y a pas de raison de faire un schéma du marxisme ; il nous intéresse de savoir que l’idéologie du prolétariat est une grandiose réalité, qui se développe par bonds et par étapes. Qu’elle a eu une première étape, le marxisme, une deuxième, le léninisme et une troisième, la plus grande et la plus haute expression : le maoïsme.

   Cela étant nous trouvons comme communistes que le marxisme est une force irrépressible, vivante, vaillante, en plein développement ; même si certains imbéciles l’ont dit morte, plus tard le marxisme fut plus hautement développé offrant ainsi un sérieux démenti à ces âneries ; déjà à l’époque de Marx on disait les mêmes choses, également à l’époque de Lénine et aujourd’hui pareil ; cela ne peut nous étonner avec ces faux supposés fossoyeurs du marxisme.

   Ainsi que le maoïsme qu’on attaque sournoisement, de façon sinistre parce que c’est la conception la plus haute de l’humanité.

   Cependant, précisément, quand nous nous élevons à des étapes plus hautes de l’idéologie des partis communistes, c’est là qu’on le déclare caduc ; mais tout ce charabia de la supposée caducité du marxisme n’est que, et c’est très important, le prologue d’un nouveau développement du marxisme, il en fut ainsi à l’époque de Marx et à l’époque de Lénine. Le maoïsme est la plus haute idéologie scientifique, en conséquence la plus haute réalité transformatrice ; issue de la matière, expression matérielle, parce que l’esprit n’est qu’une forme de matière.

   Nous avons donc reçu l’idéologie la plus haute de l’humanité : le maoïsme.

   Nous devons renouveler notre attachement au grand mot d’ordre de 1979 : arborer, défendre et appliquer le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme ! (réajusté depuis, nous disions alors pensée mao-tsétoung) ; encore plus aujourd’hui qu’ils cherchent à le nier, vains rêves !).

   Le maoïsme est le nouveau, et le nouveau n’a jamais été facilement accepté ; il a été imposé, dans une dure lutte, par la direction du prolétariat dans la révolution par l’intermédiaire des partis communistes.

   Pour Lénine, le marxisme est l’arbre de la vie et l’idéalisme n’est qu’un parasite ; ainsi, aujourd’hui l’idéalisme qu’ils diffusent, n’est qu’un parasite en putréfaction du maoïsme qui est l’arbre vivant de la vie.

   Nous sommes convaincus de la grandeur du maoïsme ; nous le devons tant, nous ne serions pas ensemble ici, sans maoïsme il n’y aurait pas de guerre populaire et qui plus est, cette guerre populaire ne serait pas une flamme ardente qui s’impose contre vents et marées.

   Le maoïsme est d’une grande importance pour le prolétariat international et les peuples du monde, en conséquence la tâche de lutter pour le mettre au commandement et comme guide de la révolution mondiale, continue d’être en vigueur et s’impose comme une nécessité. Réalisons l’immense pouvoir que renferme le maoïsme dans toute la puissance avec laquelle il est capable d’armer le prolétariat et le peuple.

   Le Président Mao nous disait, dans des temps difficiles de penser à notre idéologie toute puissante, nous avons le maoïsme ; avec raison on disait que le prolétariat avait la bombe atomique la plus puissante : la pensée mao Tse-tung, alors.

   Réaffirmons donc, notre attachement au maoïsme, le plus glorieux sommet.

III. NOUVELLE OFFENSIVE CONTRE-REVOLUTIONNAIRE REVISIONNISTE QUE MENENT EN AVANT AU NIVEAU MONDIAL GORBATCHEV ET DENG.-

   Il est clair qu’ils la mènent en collusion avec la réaction mondiale la plus noir, l’impérialisme, puisque les deux convergent.

   Ce que renferme cette nouvelle offensive est chaque jour plus clair ; tout le coté sinistre et pervers de Gorbatchev et Deng.

   On nie les problèmes les plus élémentaires ; ainsi les révisionnistes chinois acolytes de Deng, soutiennent que le capitalisme comprend des moments : embryonnaire, primaire, secondaire et supérieur, quatre moments et qu’à partir de la IIème Guerre Mondiale le capitalisme serait parvenu à son étape supérieur ; ils nient les thèses centrales de Lénine sur l’impérialisme, pire encore ils disent que le capitalisme est loin de sa caducité, qu’il y a des forces suffisantes pour régler ses problèmes.

   Des journalistes de la presse internationale soutiennent que le système capitaliste mondial, le système nord-américain, démontre la fausseté de thèses de Marx, qu’en essence Marx s’est trompé sur le fait que la surproduction dans le capitalisme génère des crises, qu’aujourd’hui ces crises peuvent être gérées, qu’elles ne démontrent pas la caducité du système mais ils disent à la fois que personne ne pourrait nier qu’une crise soit générée par une surproduction qui pourrait exister ; comme on le voit, ils se contredisent, mais ce qui nous intéresse c’est la façon dont les révisionnistes chinois et les impérialistes entrent en collusion pour nier le marxisme.

   Dans le rôle de l’Eglise.

   Un chef d’entreprise de la grande bourgeoisie, lié à l’impérialisme yankee principalement, dit que le processus économique péruvien, mène nécessairement a un moment très explosif et qu’ils appliquent donc déjà, en liaison avec l’Eglise Catholique, des plans pour cette explosion ; précisément la Communauté en Action administré par Caritas fait partie de ces plan pour réfréner la révolution et trafiquer avec la faim des masses.

   Aujourd’hui, ils disent en Chine qu’il faut voir le nouveau rôle de l’Eglise, que dans le socialisme, on ne peut pas dire que la religion soit l’opium des peuples ; c’est la négation ouverte de Marx, avec le prétexte qu’auparavant on parlé ainsi mais ce fut avant que le marxisme donne une explication scientifique du rôle de la religion. Et nous voyons là aussi comme le révisionnisme s’accorde avec la réaction.

   Pour nous le rôle de l’Eglise est clair, nous l’avons défini auparavant en marquant la différence entre les intérêts de classe de la hiérarchie et la religiosité du peuple ; d’autre part personne n’oublie la furieuse menace du Pape :  » abandonnez votre attitude  » tandis qu’il bénissait les forces armées réactionnaires ; le Pape va où il y a des problèmes et joue un rôle contre-révolutionnaire, la Pologne est un autre exemple.

   Ainsi le révisionnisme montre des formes spécifiques dans sa négation du marxisme, négation qui recèle sa propre mort et sa désintégration.

   Le Parti signale que le moment de la grande bataille pour la défense du marxisme à tous les niveaux arriverait ; ce moment est arrivé, le moment de défendre le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme.

   Le problème exige d’étudier à fond le révisionnisme, de la même façon qu’on étudie l’ennemi, car nous sommes dans une guerre à mort avec lui ; l’étudier, l’étriper, démontrer sa monstruosité face au monde tout entier.

   Avoir pour objectif de préciser comment on questionne, on nie le marxisme à partir du révisionnisme, de l’impérialisme et de la réaction mondiale en collusion.

   Dans le domaine économique ils soutiennent que le capitalisme a trouvé la solution à ses problèmes et qu’en conséquence il ne marche pas vers son effondrement ; ils veulent nous faire admettre à nous, les peuples de la Terre, le prolétariat que le capitalisme est éternel.

   Politiquement ils veulent aussi nous abêtir, nous faire croire que nous sommes stupides ! que la dictature bourgeoise n’est pas un système qui court à sa perte, que la bourgeoisie n’est pas caduque mais qu’elle se met à reverdir, qu’elle est entrée dans la perpétuation de la dictature bourgeoise. Idéologiquement, ils claironnent la validité de l’idéalisme raccommodé avec la religion, principalement la religion Catholique qui renferme plus de superstition et de tromperie, la plus réactionnaire.

   Armés du maoïsme, le sommet du marxisme, de la guerre populaire, du Parti, mobilisant les masses, nous devons démasquer toutes ces embrouilles et les écraser et principalement servir l’avancée de la révolution mondiale.

IV. LE PCP

   Le PCP est marxiste-léniniste-maoïste, pensée Gonzalo.

   Le Parti Communiste et la guerre populaire qu’il dirige, sont la démonstration de l’invincibilité et de la vitalité du marxisme, du marxisme-léninisme-maoïsme, principalement du maoïsme ; en conséquence, responsabilité très haute.

   C’est pour cela que nous devons développer la guerre populaire afin qu’elle montre toute la validité du pouvoir du maoïsme et conquiert le Pouvoir dans le pays toute entier. La conquête du Pouvoir sera d’une extrême importance parce que nous occupons une partie clé de l’Amérique Latine qui en ce moment, traverse la plus dure crise économique, politique et idéologique, comparativement à l’Asie et à l’Afrique, crise générale de noire perspective pour les années à venir ; comme on peut le voir : tandis qu’en Asie des pays ont un accroissement supérieur à 9%, en Afrique 3%, dans les zones arriérées d’Europe, en Afrique du Nord et en Moyen Orient 2,5%, les pays d’Amérique Latine ont un accroissement d’1% auquel s’ajoute un fort taux d’accroissement de la population.

   Méditer sur le rôle du PCP et sur ce qu’implique la conquête du Pouvoir dans tout le pays, c’est d’une immense importance historique ; que les faites montrent que ce que le Parti avait établi, par exemple que deux décennies s’additionneraient pour la réaction, eux-mêmes l’avouent aujourd’hui.

   Réfléchir sérieusement à propos de la campagne de l’impérialisme nord-américain, Bush dit qu’il lutte contre la coca ; le Pérou est le principal producteur, la Bolivie le second et la Colombie le troisième, c’est sûr. Mais que visent les États-Unis ? développer leur guerre contre-révolutionnaire dans les pays andins qui sont la colonne vertébrale de toute l’Amérique Latine, spécialement de l’Amérique du Sud ; et de la colonne vertébrale, où flambe la guerre populaire ? au Pérou, sous la direction du Parti et de l’action des masses.

   Nous sommes dans leur cible ; quelles conséquences cela a-t-il ?

   Cela mène au développement de la contradiction nation-impérialisme, principalement impérialisme nord-américain, sans oublier l’autre superpuissance et les autres puissances ; cela renferme le changement de contradiction : N’oublions pas que d’autres pays peuvent être utilisés ; dans cette perspective proposer d’obtenir pour le Brésil une sortie sur le Pacifique par les ports de Matarani et Ilo, entraîne de sérieuses conséquences, particulièrement pour le Sud du pays, de même que la politique de l’Etat péruvien de s’éloigner de la Bolivie et de se rapprocher du Chili qui a été dénoncée.

   L’agression yankee directe ou au moyen de marionnettes nous conduit à une guerre de libération nationale ; et malgré le sacrifice et l’effort qu’elle exige, ce sera une perspective magnifique pour unir les 90% du peuple péruvien, dans des moments où le Parti propose de conquérir le Pouvoir dans tout le pays, bien que très dures, plus de conditions pour le triomphe de la révolution péruvienne. Alors l’impérialisme rêve s’il cherche ainsi à étouffer la révolution ; et même si c’est une période extrêmement difficile, complexe, sanglante, elle conduit au triomphe du peuple, sert l’émancipation de la classe et la révolution prolétarienne mondiale ; et ce qui est décisif mettre au poste de commandement et comme guide de la révolution mondiale, le marxisme-léninisme-maoïsme, principalement le maoïsme.

   Le monde ne se change, qu’à travers les tempêtes, disait le Président Mao.

   Que la Révolution Chinoise nous serve de puissant aiguillon pour réaliser les tâches du Parti dans le lieu qui nous incombe !

COMITE CENTRAL
PARTI COMMUNISTE DU PEROU

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