De la trahison révisionniste à la montée du fascisme

De la trahison révisionniste à la montée du fascisme

Bloc Rouge (Unification des maoïstes)

8 décembre 2014

La trahison révisionniste, a conduit à la restauration capitaliste en URSS, dans les pays d’Europe centrale dans une première phase et en Chine dans une seconde, et a entraîné un recul du mouvement révolutionnaire. Cette trahison est la conséquence de la continuation de la lutte de classe sous le socialisme, une nouvelle bourgeoisie se développant au sein même du Parti Communiste et de l’appareil d’Etat socialiste. La Grande Révolution Culturelle Prolétarienne initiée par Mao et ses partisans avait justement pour objet de lutter contre les « tenants de la voie capitaliste » par la mobilisation des masses et l’augmentation du niveau idéologique. Cependant, après la mort de Mao et l’emprisonnement et la répression des révolutionnaires, les révisionnistes, comme ce fut le cas en URSS, se sont alors emparé du pouvoir.

Cette perte du camp socialiste a créé un vide idéologique, a engendré la confusion politique et la dispersion organisationnelle. Cela a permis l’élargissement de la domination économique impérialiste sur toute la planète.

La bataille pour un nouveau repartage du monde est devenue aiguë avec la baisse tendancielle du taux de profit et l’apparition de nouveaux impérialismes comme la Russie et la Chine, et la volonté expansionniste de l’Inde.

En France, les restaurations ont entraîné une extension considérable du chômage et une pression considérable du patronat sur les salaires, l’augmentation des impôts entraînant la baisse du pouvoir d’achat des classes laborieuses. Ce qui a provoqué une crise que ne peut résoudre l’Etat quel que soit le type de gouvernement de gauche ou de droite que se donne la bourgeoisie.

Dans les pays dominés, le pillage impérialiste s’est accentué. Ce pillage est organisé et géré par les classes dominantes liées à l’impérialisme (bourgeoisies compradores et bureaucratiques) que les impérialistes ont formées pour défendre leurs intérêts.

Les divers impérialismes sont en concurrence entre eux. Ils soutiennent en sous-main les seigneurs de la guerre ou des cliques pour remplacer leurs chiens de garde quand ceux-ci ne font plus l’affaire, ou bien que le rapport de force entre impérialistes se modifie.

Dans les pays impérialistes, la bourgeoisie a redistribué une petite partie des profits du pillage aux couches supérieures du prolétariat pour se les attacher, les neutraliser, les intégrer à son système, en faire des collaborateurs, des chiens de garde chargés d’encadrer la classe ouvrière et le prolétariat.

Devant la colère exprimée ou larvée du prolétariat et des couches populaires confrontés à l’incapacité des classes dirigeantes à résoudre la crise inhérente du système capitaliste qui va en s’approfondissant et s’élargissant, la bourgeoisie durcit son appareil d’Etat en prenant des mesures de plus en plus dures contre les révolutionnaires et les progressistes.

La bourgeoisie a toujours deux fers au feu et aujourd’hui, elle est prête à jeter aux orties la démocratie parlementaire pour la dictature ouverte, terroriste, le fascisme comme dernier recours.

L’intérêt du fascisme pour la bourgeoisie, c’est de gagner politiquement et idéologiquement les masses pour les détourner de la lutte des classes, et ainsi empêcher l’affrontement de classes contre les capitalistes et son appareil d’Etat, et donc empêcher le prolétariat de prendre le pouvoir après avoir détruit l’Etat bourgeois de fonds en combles, de le remplacer par celui du prolétariat, de remplacer la dictature de la bourgeoisie par celle du prolétariat.

Dans les pays dominés, les classes dominantes liées aux impérialistes, même si elles le voulaient, ne peuvent résoudre la crise en faveur du peuple qui prend des allures dramatiques (sous-alimentation, soins médicaux insuffisants, etc.).

Ne pouvant pas améliorer les conditions de vie du peuple, la partie la plus réactionnaire de la bourgeoisie s’est appuyée sur la croyance religieuse populaire pour en faire une idéologie politique réactionnaire, à caractère fasciste et ainsi neutraliser les justes aspirations révolutionnaires du peuple.

Cela a non seulement été possible en raison de la faiblesse du mouvement progressiste ébranlé par le révisionnisme et dont les leaders avaient été auparavant liquidés directement ou indirectement par les impérialistes mais a en plus eu pour conséquence d’affaiblir encore plus ce mouvement.

La démagogie fasciste laïque ou prétendument « religieuse » a pour but de dissimuler ceux qui se cachent derrière cet écran de fumée, à savoir la bourgeoisie exploiteuse, réactionnaire, raciste, machiste et sexiste, fauteuse de guerres et de misère et les liens cachés qui la lie avec ses maîtres impérialistes.

Face à cela, les communistes n’ayant pas rompu avec les traditions du mouvement ouvrier et populaire, se réorganisent pour remettre la lutte des classes au poste de commandement. Ils s’appuient sur l’histoire du mouvement ouvrier, pour reprendre le processus d’édification d’une société nouvelle interrompu après la trahison des révisionnistes.

Comme le dit la chanson « La Commune n’est pas morte ».

Certes le processus de reconstitution, d’édification des nouveaux partis communistes est inégal. Ceux qui sont les plus avancés dans le nouveau processus révolutionnaire sont les partis dirigeant la Guerre Populaire comme le Parti Communiste d’Inde (maoïste), dirigeant la guerre populaire présente sur plus d’un tiers du territoire indien, le Parti Communiste des Philippines, ou ceux qui se réorganisent en Turquie et au Pérou.

Dans divers pays en Europe, en Amérique du Sud, dans le sud-est asiatique, de nouveaux partis communistes naissent, les communistes se réorganisent.

Chez nous, le Bloc Rouge regroupant le PCmF et plusieurs unités maoïstes poursuivent ensemble le processus d’unification des communistes dans un même Parti.

Sa stratégie, comme celle des autres partis maoïstes, ceux qui existent ou ceux qui sont en gestation, est la prise du pouvoir au moyen de la guerre populaire. Dans les pays impérialistes, la première étape est l’instauration de la dictature du prolétariat tandis que dans les pays opprimés il s’agira d’abord de réorganiser la société sur la base de la Démocratie Nouvelle ouvrant ainsi la voie au socialisme.

Les partis maoïstes, sur la base de l’internationalisme prolétarien, préparent la reconstitution de l’Internationale Communiste afin de forger l’unité internationale du prolétariat contre la coalition des bourgeoisies impérialistes des différents pays, contre les forces réactionnaires de chaque pays.

Au bloc fissuré de la bourgeoisie décadente et réactionnaire et contre la montée du fascisme, dans chaque pays, nous devons édifier le Parti Communiste Maoïste, le front uni du prolétariat, des couches populaires et des progressistes, ainsi que la force combattante.

L’impérialisme et la bourgeoisie des pays arabes sont parvenus à faire dévier le train de cette révolte vers une voie de garage, voire amorcer un retour de la réaction.

Néanmoins, les révoltes dans les pays arabes ont montré que ce sont les masses qui font l’histoire. Ce qui a manqué c’est la direction révolutionnaire et sa stratégie pour prendre le pouvoir et édifier une démocratie nouvelle.

Ce n’est qu’un détour, le train de l’histoire reprendra nécessairement son chemin, guidé par un bon conducteur. Celui-ci ne peut être que le parti communiste de type nouveau, le Parti maoïste à la tête du front uni du peuple afin de faire reculer, puis renverser la bourgeoisie compradore et bureaucratique, valets de l’impérialisme.

Les impérialistes en lutte les uns contre les autres, se livrent une lutte acharnée pour un nouveau repartage du monde, qui ne peut que conduire à une troisième guerre mondiale dans laquelle le prolétariat servira de chair à canons.

Plus que jamais, les travailleurs n’ont que leurs chaînes à perdre et un monde à gagner.

Contre la bourgeoisie exploiteuse, réactionnaire, fauteuse de guerres, raciste, fasciste et sexiste, les partis communistes de type nouveau représentant la partie la plus déterminée de la classe ouvrière n’ayant pas rompu avec les traditions du mouvement ouvrier et populaire se réorganisent, remettent la lutte de classe sur la scène de l’histoire.

ON A RAISON DE SE REVOLTER

CONTRE L’IMPERIALISME ET TOUS SES CHIENS DE GARDE, CONTRE LA MONTEE DU FASCISME !

CONSTRUISONS LES INSTRUMENTS DE LA REVOLUTION PROLETARIENNE !