Résolution sur la question norvégienne

4e Congrès

IIIe Internationale

Résolution sur la question norvégienne

   Après avoir pris connaissance du rapport de la Commission, le Congrès décide :

   1. Le Comité Central du parti frère de Norvège doit accorder toute son attention à la nécessité d’appliquer avec plus de précision toutes les décisions de l’Internationale, aussi bien celles de ses congrès que celles de ses organes exécutifs. Dans les organes du Parti, ainsi que dans les résolutions et décisions des instances dirigeantes du Parti, il ne doit y avoir aucun doute sur le droit de l’Internationale Communiste à intervenir dans les affaires intérieures des sections nationales.

   2. Le Congrès exige que le Parti soit, un an au plus tard après son prochain congrès national, réorganisé sur la base de l’admission individuelle. L’Exécutif devra être informé périodiquement, et au moins une fois tous les deux mois, des mesures pratiques dans ce sens et de leurs résultats.

   3. Pour ce qui est du contenu de la presse, le Parti est obligé d’appliquer immédiatement les décisions des précédents Congrès mondiaux et les directives contenues dans la lettre de l’Exécutif en date du 23 septembre dernier. Les noms social-démocrates des journaux du Parti doivent être changés dans les trois mois, à compter du jour de la clôture du Congrès de l’Internationale Communiste.

   4. Le Congrès confirme la justesse du point de vue de l’Exécutif qui a signalé les fautes parlementaires des représentants du Parti. Le Congrès est d’avis que les parlementaires communistes doivent naturellement être soumis au contrôle et à la critique de sa presse ; mais cette critique doit toujours être basée sur des faits et porter un caractère amical.

   5. Le Congrès considère qu’il est permis et nécessaire dans la lutte contre toute la bourgeoisie de profiter des antagonismes entre les différentes couches de la bourgeoisie norvégienne et plus particulièrement des antagonismes entre le grand capital et les agrariens d’un part, et la classe paysanne de l’autre. La lutte pour la conquête des masses paysannes doit constituer une des tâches essentielles du parti prolétarien de Norvège.

   6. Le Congrès confirme une fois de plus la nécessité pour la fraction parlementaire, ainsi que pour les organes de la presse du Parti, d’une subordination constante et sans réserve au Comité Central du Parti.

   7. Le groupe « Mot Dag », qui est une association fermée, est dissout. L’existence et le maintien d’un groupe d’étudiants communistes ouvert à tous les étudiants communistes est naturellement parfaitement admissible, sous le contrôle entier de la direction centrale. Le périodique Mot Dag devient organe du Parti, à la condition que la composition de sa rédaction soit déterminée par le Comité Central du Parti Ouvrier Norvégien, d’accord avec l’Exécutif de l’Internationale Communiste.

   8. Le Congrès donne suite à l’appel interjeté par le camarade H. Olsen, et comme il s’agit là d’un vieux et fidèle camarade du Parti ouvrier et fonctionnaire toujours très actif de ce Parti, le Congrès le réintègre dans tous ses droits de membre du Parti, mais constate en même temps, expressément, l’incorrection de son attitude au Congrès de l’Union des Métaux.

   9. Le Congrès décide d’exclure Karl Johannsen des rangs de l’Internationale Communiste et du Parti Ouvrier Norvégien.

   10. Dans le but d’établir une meilleure liaison entre le Parti norvégien et l’Exécutif et de résoudre avec le moins de frottements possibles les conflits, le Congrès charge le futur Exécutif d’envoyer des délégués au prochain Congrès du Parti.

   11. Le Congrès charge l’Exécutif de rédiger une lettre éclaircissant la présente résolution.

   12. Cette résolution ainsi que la lettre de l’Exécutif devront être publiées dans tous les organes de la presse du parti et portées à la connaissance de toutes les organisations du parti avant les élections des représentants au prochain congrès national.

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