Déclaration du porte-parole du grand quartier général de l’Armée Populaire de Libération de Chine sur les actes de violence des navires de guerre britanniques

Déclaration du porte-parole du grand quartier général de l’Armée Populaire de Libération de Chine sur les actes de violence des navires de guerre britanniques1Déclaration rédigée par le camarade Mao Zedong pour le porte-parole du Grand Quartier général de l’Armée populaire de Libération de Chine. Elle exprima solennellement la juste position du peuple chinois qui ne se laisse intimider par aucune menace et s’oppose résolument à l’agression impérialiste; elle définit également la politique étrangère de la Chine nouvelle qui allait être fondée.5Du 20 au 21 avril 1949, tandis que l’Armée populaire de Libération livrait des combats lors de son passage du Yangtsé, quatre navires de guerre britanniques, dont l’Améthyste, firent une intrusion dans cette voie fluviale intérieure de Chine, et, de concert avec des navires de guerre du Kuomintang, ouvrirent le feu contre notre armée, faisant 252 morts et blessés. L’Armée populaire de Libération riposta; l’Améthyste, endommagé, fut contraint de jeter l’ancre près de Tchenkiang; les trois autres vaisseaux britanniques parvinrent à s’enfuir. Les autorités britanniques demandèrent qu’on laissât partir l’Améthyste, et son capitaine, sur l’ordre de Brind, commandant en chef de la flotte britannique d’Extrême-Orient, engagea des négociations avec le représentant de notre armée. Au cours de ces négociations, les Britanniques ne faisaient que tergiverser et refusaient de reconnaître leur crime d’agression. Tandis que les négociations se poursuivaient, l’Améthyste, dans la nuit du 30 juillet, profitant du passage à Tchenkiang du Kiangling libéré qui descendait le fleuve, se rangea de force au côté de ce paquebot fluvial pour s’échapper sous son abri. Lorsque notre armée somma l’Améthyste de s’arrêter, il ouvrit le feu, coula plusieurs jonques en les heurtant et s’enfuit du Yangtsé.

Mao Zedong

30 avril 1949

Nous condamnons la déclaration insensée du fauteur de guerre Churchill2Le 26 avril 1949, parlant à la Chambre des Communes, Churchill, leader du Parti conservateur, calomnia en la qualifiant d’“acte de violence” l’action entreprise par l’Armée populaire de Libération en riposte à l’attaque des navires de guerre britanniques et demanda au gouvernement britannique d’“envoyer dans les eaux chinoises un porte-avion, sinon deux comme force effective de représailles”.. A la Chambre des Communes, Churchill a, le 26 avril, demandé au gouvernement britannique de dépêcher deux porte-avions en Extrême-Orient comme “force effective de représailles”. Monsieur Churchill, à quel sujet voulez-vous user de “représailles”? Des navires de guerre britanniques naviguant de conserve avec des navires de guerre du Kuomintang ont fait une intrusion dans la zone de défense de l’Armée populaire de Libération de Chine et ouvert le feu contre celle-ci, faisant 252 morts et blessés parmi nos loyaux et vaillants combattants. Puisque les Britanniques se sont introduits dans le territoire chinois et y ont commis un acte criminel de cette gravité, l’Armée populaire de Libération de Chine a de bonnes raisons pour demander au gouvernement britannique qu’il reconnaisse ses torts, présente des excuses et verse des indemnités. N’est-ce pas là ce que vous devriez faire au lieu d’envoyer des troupes en Chine pour exercer des “représailles” contre l’Armée populaire de Libération? Les déclarations du premier ministre Attlee sont également erronées3Le 26 avril 1949, le premier ministre britannique Attlee déclara à la Chambre des Communes que les navires de guerre britanniques étaient en droit de naviguer sur le Yangtsé pour accomplir leurs “missions pacifiques”, l’autorisation leur ayant été accordée par le gouvernement du Kuomintang. En même temps, en parlant des négociations entre le représentant britannique et le représentant de l’Armée populaire de Libération de Chine, Attlee mentit en affirmant que l’Armée populaire de Libération “serait prête à autoriser le navire [l’Améthyste] à poursuivre sa route jusqu’à Nankin à la seule condition qu’il aide l’Armée populaire de Libération à franchir le Yangtsé”.. La Grande-Bretagne, a-t-il déclaré, est en droit d’envoyer ses navires de guerre dans les eaux du Yangtsé. Le Yangtsé est un fleuve chinois, quel droit pouvez-vous bien avoir, vous autres Britanniques, d’y envoyer vos navires de guerre? Vous n’en avez pas. Le peuple chinois défendra la souveraineté et le territoire de la Chine et ne tolérera aucune violation de la part des gouvernements étrangers. Attlee a encore dit que l’Armée populaire de Libération “serait prête à autoriser le navire [l’Améthyste] à poursuivre sa route jusqu’à Nankin à la seule condition qu’il aide l’Armée populaire de Libération à franchir le Yangtsé”. Attlee ment. L’Armée populaire de Libération n’a nullement autorisé l’Améthyste à aller à Nankin. Elle ne compte sur les forces armées d’aucun pays étranger pour franchir le Yangtsé ou faire quoi que ce soit. Bien au contraire, l’Armée populaire de Libération demande que les forces armées de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis et de la France — navires de guerre, avions militaires, fusiliers marins stationnant sur les fleuves Yangtsé et Houangpou et en d’autres lieux de la Chine — soient retirées sans retard des eaux intérieures, des eaux territoriales, du territoire et de l’espace aérien chinois, et qu’elles renoncent à aider les ennemis du peuple chinois à poursuivre la guerre civile. La Commission militaire révolutionnaire du Peuple chinois et le gouvernement populaire n’ont à ce jour établi de relations diplomatiques avec aucun gouvernement étranger. Ils entendent protéger les ressortissants étrangers se livrant à des occupations légales en Chine. Ils sont disposés à examiner la question de l’établissement des relations diplomatiques avec les pays étrangers; ces relations doivent être fondées sur l’égalité, l’avantage réciproque, le respect mutuel de la souveraineté et de l’intégrité territoriale et elles exigent avant tout que ces pays étrangers renoncent à aider les réactionnaires du Kuomintang. La Commission militaire révolutionnaire du Peuple chinois et le gouvernement populaire ne toléreront aucun acte d’intimidation de la part d’aucun gouvernement étranger. Tout gouvernement étranger désireux d’établir des relations diplomatiques avec nous doit au préalable rompre ses relations avec ce qui demeure du régime du Kuomintang et retirer ses forces armées du territoire chinois. Attlee se plaint de ce que le Parti communiste chinois, qui n’a pas établi de relations diplomatiques avec les pays étrangers, ne désire pas avoir de contacts avec l’ancien personnel diplomatique des gouvernements étrangers (consuls agréés par le Kuomintang). Une telle plainte n’a pas de raison d’être. Au cours de ces dernières années, les gouvernements des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Canada et d’autres pays ont aidé le Kuomintang à lutter contre nous. M. Attlee l’aurait-il oublié? Quel est donc le pays qui a donné au Kuomintang le croiseur lourd Tchongking4C’est le gouvernement britannique qui fit don au Kuomintang en février 1948 du croiseur lourd Tchongking, le plus gros croiseur de la marine du Kuomintang. Le 25 février 1949, les officiers et les hommes du croiseur se mutinèrent, renièrent le gouvernement réactionnaire du Kuomintang et rallièrent la marine populaire chinoise. Le 19 mars, les impérialistes américains et les bandits du Kuomintang envoyèrent des bombardiers lourds qui coulèrent le Tchongking au large de Houloutao, dans le golfe de Liaotong en Chine du Nord-Est. récemment envoyé par le fond? M. Attlee l’ignorerait-il également?

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Notes

1 Déclaration rédigée par le camarade Mao Zedong pour le porte-parole du Grand Quartier général de l’Armée populaire de Libération de Chine. Elle exprima solennellement la juste position du peuple chinois qui ne se laisse intimider par aucune menace et s’oppose résolument à l’agression impérialiste; elle définit également la politique étrangère de la Chine nouvelle qui allait être fondée.
2 Le 26 avril 1949, parlant à la Chambre des Communes, Churchill, leader du Parti conservateur, calomnia en la qualifiant d’“acte de violence” l’action entreprise par l’Armée populaire de Libération en riposte à l’attaque des navires de guerre britanniques et demanda au gouvernement britannique d’“envoyer dans les eaux chinoises un porte-avion, sinon deux comme force effective de représailles”.
3 Le 26 avril 1949, le premier ministre britannique Attlee déclara à la Chambre des Communes que les navires de guerre britanniques étaient en droit de naviguer sur le Yangtsé pour accomplir leurs “missions pacifiques”, l’autorisation leur ayant été accordée par le gouvernement du Kuomintang. En même temps, en parlant des négociations entre le représentant britannique et le représentant de l’Armée populaire de Libération de Chine, Attlee mentit en affirmant que l’Armée populaire de Libération “serait prête à autoriser le navire [l’Améthyste] à poursuivre sa route jusqu’à Nankin à la seule condition qu’il aide l’Armée populaire de Libération à franchir le Yangtsé”.
4 C’est le gouvernement britannique qui fit don au Kuomintang en février 1948 du croiseur lourd Tchongking, le plus gros croiseur de la marine du Kuomintang. Le 25 février 1949, les officiers et les hommes du croiseur se mutinèrent, renièrent le gouvernement réactionnaire du Kuomintang et rallièrent la marine populaire chinoise. Le 19 mars, les impérialistes américains et les bandits du Kuomintang envoyèrent des bombardiers lourds qui coulèrent le Tchongking au large de Houloutao, dans le golfe de Liaotong en Chine du Nord-Est.
5 Du 20 au 21 avril 1949, tandis que l’Armée populaire de Libération livrait des combats lors de son passage du Yangtsé, quatre navires de guerre britanniques, dont l’Améthyste, firent une intrusion dans cette voie fluviale intérieure de Chine, et, de concert avec des navires de guerre du Kuomintang, ouvrirent le feu contre notre armée, faisant 252 morts et blessés. L’Armée populaire de Libération riposta; l’Améthyste, endommagé, fut contraint de jeter l’ancre près de Tchenkiang; les trois autres vaisseaux britanniques parvinrent à s’enfuir. Les autorités britanniques demandèrent qu’on laissât partir l’Améthyste, et son capitaine, sur l’ordre de Brind, commandant en chef de la flotte britannique d’Extrême-Orient, engagea des négociations avec le représentant de notre armée. Au cours de ces négociations, les Britanniques ne faisaient que tergiverser et refusaient de reconnaître leur crime d’agression. Tandis que les négociations se poursuivaient, l’Améthyste, dans la nuit du 30 juillet, profitant du passage à Tchenkiang du Kiangling libéré qui descendait le fleuve, se rangea de force au côté de ce paquebot fluvial pour s’échapper sous son abri. Lorsque notre armée somma l’Améthyste de s’arrêter, il ouvrit le feu, coula plusieurs jonques en les heurtant et s’enfuit du Yangtsé.