Directives pour les opérations de la campagne de Peiping-Tientsin

Directives pour les opérations de la campagne de Peiping-Tientsin1Télégramme rédigé par le camarade Mao Tsé-toung pour la Commission militaire révolutionnaire du Comité central du Parti communiste chinois et adressé à Lin Piao, Louo Jong-houan et d’autres camarades. La campagne de Peiping-Tientsin fut la dernière des trois grandes campagnes décisives de la Guerre de Libération du Peuple chinois. Au cours de cette campagne, nous avons anéanti ou réorganisé des troupes du Kuomintang s’élevant à plus de 520.000 hommes, libéré des villes importantes comme Peiping, Tientsin, Tchangkiakeou et terminé pour l’essentiel les combats pour la libération de la Chine du Nord. Les directives formulées ici par le camarade Mao Tsé-toung pour cette campagne furent appliquées avec un plein succès.3La campagne de Peiping-Tientsin fut menée conjointement, sous le commandement de Lin Piao, Louo Jong-houan, Nié Jong-tchen et d’autres camarades, par l’Armée de Campagne du Nord-Est et 2 groupes d’armées de la Chine du Nord de l’Armée populaire de Libération. Elle débuta dans la première décade du mois de décembre 1948, immédiatement après l’issue victorieuse de la campagne de Liaosi-Chenyang dans le Nord-Est. Conformément aux directives du camarade Mao Tsé-toung, l’Armée de Campagne du Nord-Est, après avoir victorieusement accompli sa mission de libérer tout le Nord-Est, se porta rapidement au sud de la Grande Muraille et rejoignit les groupes d’armées de la Chine du Nord de l’Armée populaire de Libération, pour encercler et anéantir les troupes du Kuomintang en Chine du Nord. Fortement alarmées par la victoire de l’Armée populaire de Libération dans le Nord-Est, les troupes du Kuomintang, comptant plus de 600.000 hommes, sous les ordres de Fou Tsouo-yi, commandant en chef du Quartier général du Kuomintang pour “l’extermination des bandits” en Chine du Nord, se hâtèrent de raccourcir leurs lignes de défense dans l’intention de s’enfuir vers le sud par la mer ou en direction de l’ouest vers la province du Soueiyuan. Avec une rapidité foudroyante, notre armée coupa les forces ennemies et les encercla séparément dans leurs 5 points d’appui — Peiping, Tientsin, Tchangkiakeou, Sinpaoan et Tangkou — , barrant ainsi à l’ennemi ses voies de fuite vers le sud et l’ouest. Le 22 décembre, le quartier général et les 2 divisions du 35e corps d’armée, troupes d’élite de l’ennemi, furent encerclés et anéantis à Sinpaoan. Le 24, Tchangkiakeou fut pris; un quartier général de corps d’armée et 7 divisions du XIe Groupe d’Armées, soit au total plus de 54.000 hommes, qui constituaient la garnison de la ville, furent complètement anéantis. Le 14 janvier 1949, nos troupes qui avaient investi Tientsin lancèrent une offensive générale contre cette ville, après que Tchen Tchang-tsié, commandant de la garnison ennemie, eut refusé de déposer les armes. La ville fut libérée après vingt-neuf heures de combats acharnés; la garnison entière, soit 130.000 hommes, fut anéantie, et Tchen Tchang-tsié fait prisonnier. En conséquence, la garnison ennemie de Peiping, forte de plus de 200.000 hommes, étroitement encerclée par nostroupes, était dans une situation absolument sans issue. Grâce aux efforts que nous fîmes pour la gagner à nous, la garnison ennemie de Peiping, le général Fou Tsouo-yi en tête, accepta d’être pacifiquement réorganisée. Le 31 janvier, nos troupes entrèrent dans Peiping, et la ville proclama sa libération pacifique. La campagne de Peiping-Tientsin se terminait ainsi victorieusement. Durant cette campagne, où seule réussit à s’enfuir, par mer, la garnison ennemie de Tangkou, forte d’un peu plus de 50.000 hommes, l’Armée populaire de Libération anéantit ou réorganisa des troupes du Kuomintang s’élevant à plus de 520.000 hommes. En septembre 1949, les troupes du Kuomintang dans la province du Soueiyuan firent savoir par télégramme qu’elles s’insurgeaient et passaient du côté du peuple en acceptant d’être réorganisées.

Mao Zedong

11 décembre 1948

1. Les forces ennemies à Tchangkiakeou, Sinpaoan et Houailai ainsi que dans toute la région de Peiping, Tientsin, Tangkou et Tangchan — à l’exception de quelques unités telles que certaines divisions des 35e, 62e et 94e corps d’armée, dont la puissance de combat reste encore appréciable lorsqu’il s’agit de se défendre en position fortifiée — ont un esprit offensif très faible et sont toutes comme les oiseaux qui s’effrayent dès que vibre la corde d’un arc. Il en est surtout ainsi depuis que vous êtes parvenus au sud de la Grande Muraille. Vous ne devrez en aucun cas surestimer la puissance de combat de l’ennemi. Certains de nos camarades ont eu autrefois à souffrir de l’avoir surestimée, mais, après critique, ils ont fini par comprendre eux aussi. L’ennemi, tant à Tchangkiakeou qu’à Sinpaoan, se trouve maintenant effectivement encerclé et, selon toute probabilité, il lui sera très difficile de rompre l’encerclement et de prendre la fuite. A peu près la moitié des effectifs du 16e corps d’armée ont été rapidement anéantis. Le 104e corps d’armée ennemi à Houailai s’est enfui précipitamment vers le sud et sera probablement anéanti aujourd’hui ou demain. Dès que ce sera fait, vous vous préparerez à envoyer la 4e colonne couper, du sud-ouest2Il s’agit de la région au sud-ouest de Nankeou. au nord-est, la liaison entre Nankeou et Peiping. Nous pensons qu’il ne sera pas facile de réaliser cette opération, soit que ce qui reste du 94e corps et du 16e corps effectue rapidement un repli sur Peiping, soit que les 94e, 16e et 92e corps se concentrent dans le secteur Nankeou-Tchangping-Chahotchen en vue d’une défense commune. Mais, par son mouvement, la 4e colonne menacera directement les faubourgs nord-ouest et nord de Peiping et immobilisera ces forces ennemies, qui n’oseront bouger. Si elles se risquaient à poursuivre leur marche vers l’ouest pour dégager le 35e corps d’armée, vous pourriez alors soit couper directement leur retraite, soit lancer une attaque directe contre Peiping; c’est pourquoi elles n’oseront probablement pas poursuivre leur marche vers l’ouest. Notre groupe d’armées de la Chine du Nord commandé par Yang Teh-tche, Louo Jouei-king et Keng Piao, qui utilise actuellement 9 divisions pour encercler 3 divisions du 35e corps d’armée ennemi, détient la supériorité absolue. Il a fait connaître son intention d’anéantir au plus tôt ces divisions ennemies, mais nous lui demanderons de ne pas attaquer pour le moment, afin que les troupes ennemies à Peiping et à Tientsin se laissent leurrer et hésitent à s’enfuir par la mer. Deux de ses colonnes ont été utilisées pour encercler le 35e corps d’armée et une autre pour contenir le 104e corps d’armée, et ces deux corps d’armée ont été repoussés.

2. Nous vous donnons maintenant notre accord pour que vous envoyiez immédiatement la 5e colonne dans les environs de Nankeou afin de faire peser du nord-est une menace sur l’ennemi à Peiping, Nankeou et Houaijeou. Cette colonne demeurera dans cette région, afin que plus tard (dans dix à quinze jours, c’est-à-dire lorsque le 35e corps d’armée aura été anéanti par le groupe d’armées de la Chine du Nord commandé par Yang Teh-tche, Louo Jouei-king et Keng Piao) votre 4e colonne puisse devenir disponible pour être utilisée à l’est. En conséquence, veuillez donner l’ordre à la 5e colonne de poursuivre dès ce jour sa marche vers l’ouest.

3. La 3e colonne ne doit en aucun cas aller à Nankeou mais se porter, suivant notre télégramme du 9, dans la région située à l’est de Peiping et au sud de Tonghsien, afin de faire peser de l’est une menace sur Peiping et de procéder avec les 4e, 11e et 5e colonnes à l’investissement de Peiping.

4. Cependant, notre but véritable n’est pas d’investir en premier lieu Peiping, mais bien Tientsin, Tangkou, Loutai et Tangchan.

5. D’après nos prévisions, vos 10e, 9e, 6e et 8e colonnes ainsi que votre colonne d’artillerie et votre 7e colonne auront été concentrées vers le 15 décembre dans la région ayant pour centre Yutien. Nous vous proposons d’utiliser les 6 colonnes — la 3e (qui devra se porter à l’est à partir des faubourgs est de Peiping) et les 6e, 7e, 8e, 9e et 10e — pour encercler l’ennemi à Tientsin, Tangkou, Loutai et Tangchan par un mouvement éclair à effectuer entre le 20 et le 25 décembre, à condition qu’à ce moment-là la situation de l’ennemi dans ces villes demeure à peu près semblable à ce qu’elle est aujourd’hui. La méthode à suivre sera de placer 2 colonnes dans la région de Langfang-Hosiwou-Yangtsouen ayant pour centre Woutsing et d’employer 5 colonnes pour enfoncer des coins entre Tientsin, Tangkou, Loutai, Tangchan et Kouyé de façon à couper la liaison entre les forces ennemies. Pour interdire toute fuite à celles-ci, chacune de ces colonnes devra aménager des positions de blocage sur ses deux flancs; ensuite elles seront mises au repos, instruites et renforcées et, après s’être remises de leurs fatigues, elles attaqueront et anéantiront quelques unités ennemies de moindre importance. Entre-temps, la 4e colonne devra se porter du nord-ouest à l’est de Peiping. Avant que la 4e colonne ne se déplace, il faut que notre groupe d’armées de la Chine du Nord commandé par Yang Teh-tche, Louo Jouei-king et Keng Piao ait anéanti l’ennemi à Sinpaoan. A l’est, selon les circonstances, il faut s’efforcer d’anéantir en premier lieu l’ennemi à Tangkou et de contrôler ce port maritime. Il suffit que vous preniez ces deux points, Tangkou (le plus important) et Sinpaoan, pour que vous dominiez tout l’échiquier. Le dispositif ci-dessus constitue en fait un encerclement général de l’ennemi à Tchangkiakeou, Sinpaoan, Nankeou, Peiping, Houaijeou, Chouenyi, Tonghsien, Wanping (Tchouohsien et Lianghsiang sont déjà entre nos mains), Fengtai, Tientsin, Tangkou, Loutai, Tangchan et Kaiping.

6. Cette méthode est, dans ses grandes lignes, identique à celle que vous avez utilisée lors de vos opérations le long de la ligne Yihsien, Kintcheou, Kinsi, Hsingtcheng, Soueitchong, Chanhaikouan et Louanhsien4En septembre 1948, pour empêcher les forces ennemies à Kintcheou, Kinsi, Hsingtcheng, Soueitchong, Chanhaikouan, Louanhsien et Tchangli, villes toutes situées le long de la ligne de chemin de fer Peiping-Liaoning, de raccourcir leurs lignes et de se grouper, l’Armée de Campagne du Nord-Est, qui opérait alors le long de cette ligne, adopta la méthode consistant à utiliser une partie de ses troupes pour encercler les unités ennemies et les isoler les unes des autres dans les villes susmentionnées, et à les anéantir ensuite l’une après l’autre..

7. Dans les deux semaines à partir de ce jour (11-25 décembre), le principe fondamental est d’encercler sans anéantir (dans le cas de Tchangkiakeou et de Sinpaoan), ou, dans certains cas, d’isoler sans encercler (dans le cas de Peiping, Tientsin et Tonghsien, d’opérer un encerclement stratégique, de couper la liaison entre les forces ennemies, sans opérer aucun encerclement tactique), en attendant que tout le dispositif soit mis en place pour anéantir une à une les forces ennemies. En particulier, vous ne devrez pas anéantir les forces ennemies à Tchangkiakeou, Sinpaoan et Nankeou, car cela obligerait l’ennemi à l’est de Nankeou à prendre promptement la décision de s’enfuir en toute hâte. Assurez-vous d’avoir bien compris ce point.

8. Afin de ne pas pousser Tchiang Kaï-chek à hâter sa décision de transporter par mer ses troupes de la région de Peiping-Tientsin vers le sud, nous allons donner l’ordre à Lieou Po-tcheng, Teng Siao-ping, Tchen Yi et Sou Yu d’épargner, après avoir anéanti le groupe d’armées de Houang Wei, ce qui reste des groupes d’armées de Kieou Tsing-tsiuan, de Li Mi et de Souen Yuan-liang sous le commandement de Tou Yu-ming (la moitié environ en a déjà été anéantie), et de ne pas prendre, dans un délai de deux semaines, de dispositions pour leur anéantissement final.

9. Afin d’empêcher l’ennemi de s’enfuir en direction de Tsingtao, nous allons donner l’ordre à nos forces du Chantong de masser un certain nombre de troupes de manière à contrôler une partie du fleuve Jaune près de Tsinan et de faire des préparatifs le long de la ligne de chemin de fer Tsingtao-Tsinan.

10. Il n’est pas possible ou guère possible que l’ennemi prenne la fuite dans les directions de Siutcheou, de Tchengtcheou, de Sian ou du Soueiyuan.

11. Notre seule ou notre principale crainte, c’est que l’ennemi prenne la fuite par la mer. C’est pourquoi, dans les deux semaines qui viennent, il faudra en général recourir à la méthode qui est d’encercler sans anéantir ou d’isoler sans encercler.

12. L’ennemi ne se doutera pas de ce plan et il lui sera très difficile de s’en rendre compte avant que votre dispositif soit définitivement mis en place. En ce moment, l’ennemi s’attend probablement à une attaque de vos troupes sur Peiping.

13. L’ennemi sous-estime toujours le dynamisme de notre armée et surestime sa propre force, bien qu’il soit en même temps comme l’oiseau qui s’effraie dès que vibre la corde d’un arc. L’ennemi à Peiping et à Tientsin ne se doutera jamais que vous ayez pu mettre en place le dispositif ci-dessus avant le 25 décembre.

14. Afin que ce dispositif soit mis en place avant le 25 décembre,vous devrez, pendant les deux semaines qui viennent, exhorter vos troupes à ignorer la fatigue, à ne pas redouter une diminution des effectifs, à ne craindre ni le froid ni la faim; lorsque ce dispositif aura été mis en place, elles pourront se reposer, s’instruire, se consolider et prendre tout leur temps pour attaquer.

15. L’attaque sera menée approximativement dans cet ordre: premièrement le secteur Tangkou-Loutai, deuxièmement Sinpaoan, troisièmement le secteur de Tangchan, quatrièmement les secteurs de Tientsin et de Tchangkiakeou, et en dernier lieu le secteur de Peiping.

16. Que pensez-vous du plan exposé ci-dessus? Quelles sont ses lacunes? Son exécution présente-t-elle des difficultés? Veuillez considérer tout cela et nous répondre par télégramme.

flechesommaire2

Notes

1 Télégramme rédigé par le camarade Mao Tsé-toung pour la Commission militaire révolutionnaire du Comité central du Parti communiste chinois et adressé à Lin Piao, Louo Jong-houan et d’autres camarades. La campagne de Peiping-Tientsin fut la dernière des trois grandes campagnes décisives de la Guerre de Libération du Peuple chinois. Au cours de cette campagne, nous avons anéanti ou réorganisé des troupes du Kuomintang s’élevant à plus de 520.000 hommes, libéré des villes importantes comme Peiping, Tientsin, Tchangkiakeou et terminé pour l’essentiel les combats pour la libération de la Chine du Nord. Les directives formulées ici par le camarade Mao Tsé-toung pour cette campagne furent appliquées avec un plein succès.
2 Il s’agit de la région au sud-ouest de Nankeou.
3 La campagne de Peiping-Tientsin fut menée conjointement, sous le commandement de Lin Piao, Louo Jong-houan, Nié Jong-tchen et d’autres camarades, par l’Armée de Campagne du Nord-Est et 2 groupes d’armées de la Chine du Nord de l’Armée populaire de Libération. Elle débuta dans la première décade du mois de décembre 1948, immédiatement après l’issue victorieuse de la campagne de Liaosi-Chenyang dans le Nord-Est. Conformément aux directives du camarade Mao Tsé-toung, l’Armée de Campagne du Nord-Est, après avoir victorieusement accompli sa mission de libérer tout le Nord-Est, se porta rapidement au sud de la Grande Muraille et rejoignit les groupes d’armées de la Chine du Nord de l’Armée populaire de Libération, pour encercler et anéantir les troupes du Kuomintang en Chine du Nord. Fortement alarmées par la victoire de l’Armée populaire de Libération dans le Nord-Est, les troupes du Kuomintang, comptant plus de 600.000 hommes, sous les ordres de Fou Tsouo-yi, commandant en chef du Quartier général du Kuomintang pour “l’extermination des bandits” en Chine du Nord, se hâtèrent de raccourcir leurs lignes de défense dans l’intention de s’enfuir vers le sud par la mer ou en direction de l’ouest vers la province du Soueiyuan. Avec une rapidité foudroyante, notre armée coupa les forces ennemies et les encercla séparément dans leurs 5 points d’appui — Peiping, Tientsin, Tchangkiakeou, Sinpaoan et Tangkou — , barrant ainsi à l’ennemi ses voies de fuite vers le sud et l’ouest. Le 22 décembre, le quartier général et les 2 divisions du 35e corps d’armée, troupes d’élite de l’ennemi, furent encerclés et anéantis à Sinpaoan. Le 24, Tchangkiakeou fut pris; un quartier général de corps d’armée et 7 divisions du XIe Groupe d’Armées, soit au total plus de 54.000 hommes, qui constituaient la garnison de la ville, furent complètement anéantis. Le 14 janvier 1949, nos troupes qui avaient investi Tientsin lancèrent une offensive générale contre cette ville, après que Tchen Tchang-tsié, commandant de la garnison ennemie, eut refusé de déposer les armes. La ville fut libérée après vingt-neuf heures de combats acharnés; la garnison entière, soit 130.000 hommes, fut anéantie, et Tchen Tchang-tsié fait prisonnier. En conséquence, la garnison ennemie de Peiping, forte de plus de 200.000 hommes, étroitement encerclée par nostroupes, était dans une situation absolument sans issue. Grâce aux efforts que nous fîmes pour la gagner à nous, la garnison ennemie de Peiping, le général Fou Tsouo-yi en tête, accepta d’être pacifiquement réorganisée. Le 31 janvier, nos troupes entrèrent dans Peiping, et la ville proclama sa libération pacifique. La campagne de Peiping-Tientsin se terminait ainsi victorieusement. Durant cette campagne, où seule réussit à s’enfuir, par mer, la garnison ennemie de Tangkou, forte d’un peu plus de 50.000 hommes, l’Armée populaire de Libération anéantit ou réorganisa des troupes du Kuomintang s’élevant à plus de 520.000 hommes. En septembre 1949, les troupes du Kuomintang dans la province du Soueiyuan firent savoir par télégramme qu’elles s’insurgeaient et passaient du côté du peuple en acceptant d’être réorganisées.
4 En septembre 1948, pour empêcher les forces ennemies à Kintcheou, Kinsi, Hsingtcheng, Soueitchong, Chanhaikouan, Louanhsien et Tchangli, villes toutes situées le long de la ligne de chemin de fer Peiping-Liaoning, de raccourcir leurs lignes et de se grouper, l’Armée de Campagne du Nord-Est, qui opérait alors le long de cette ligne, adopta la méthode consistant à utiliser une partie de ses troupes pour encercler les unités ennemies et les isoler les unes des autres dans les villes susmentionnées, et à les anéantir ensuite l’une après l’autre.