L’abandon temporaire de Yenan et la défense de la région frontière du Chensi-Kansou-Ninghsia
L’abandon temporaire de Yenan et la défense de la région frontière du Chensi-Kansou-Ninghsia
– Deux documents du Comité Central du Parti Communiste Chinois((Le premier de ces deux documents a été rédigé par le camarade Mao Tsé-toung à Yenan pendant l’hiver de 1946, alors que les troupes du Kuomintang se préparaient à attaquer cette ville, et le second à Tsingyangtcha, district de Hengchan, dans le Chensi du Nord, vingt jours après l’occupation de Yenan par les troupes du Kuomintang le 19 mars 1947. Pour sauver son régime agonisant après que son plan d’offensive générale contre les régions libérées eut fait faillite, Tchiang Kaï-chek prit les mesures insensées de convoquer la pseudo-Assemblée nationale, d’expulser des régions du Kuomintang les délégués du Parti communiste chinois et de lancer une attaque contre Yenan, siège du Comité central du Parti communiste chinois. Comme il était prévu dans ces documents, les mesures prises par Tchiang Kaï-chek le conduisirent à sa propre ruine sur le plan politique. Sur le plan militaire, il tenta d’effectuer des “attaques concentrées” en massant ses forces sur les flancs est et ouest des régions libérées, c’est-à-dire la région libérée du Chantong et la région libérée du Chensi-Kansou-Ninghsia; là aussi le résultat fut un échec complet. Les troupes du Kuomintang attaquant la région frontière du Chensi-Kansou-Ninghsia étaient fortes de plus de 230.000 hommes, alors que l’Armée populaire de Libération du Nord-Ouest ne comptait dans cette région qu’un peu plus de 20.000 hommes. Ainsi, les forces ennemies furent en mesure d’occuper Yenan et tous les chefs-lieux de district de la région, que nous abandonnâmes de notre propre initiative. Cependant, l’ennemi ne réussit pas à atteindre ses objectifs, qui étaient de détruire les organismes centraux du Parti communiste chinois et l’Armée populaire de Libération du Nord-Ouest ou de les contraindre à passer à l’est du fleuve Jaune. Au contraire, notre armée lui porta maintes fois des coups violents; l’ennemi perdit environ 100.000 hommes et, en fin de compte, dut s’enfuir en piteux état de la région frontière, alorsque notre armée passait triomphalement à l’offensive pour la libération du Grand Nord-Ouest. De plus, avec des forces peu nombreuses, notre armée sur le théâtre du Nord-Ouest attira sur elle et détruisit d’importantes unités des forces principales de l’ennemi et apporta par là un puissant soutien à nos troupes opérant sur d’autres théâtres, particulièrement sur le théâtre du Chansi-Hopei-Chantong-Honan, et les aida à passer plus rapidement à l’offensive. Le camarade Mao Tsé-toung, le Comité central du Parti communiste chinois et le Grand Quartier général de l’Armée populaire de Libération restèrent toujours dans la région frontière du Chensi-Kansou-Ninghsia, de mars 1947, où notre armée se retira de Yenan, jusqu’au moment où, un an plus tard, nous passâmes à l’offensive sur le théâtre du Nord-Ouest. Ce fait fut d’une grande importance politique; il exalta et renforça considérablement la volonté de combat et la foi dans la victoire de l’armée et du peuple de la région frontière du Chensi-Kansou-Ninghsia et des autres régions libérées du pays. Pendant qu’il était dans la région frontière du Chensi-Kansou-Ninghsia, le camarade Mao Tsé-toung ne continua pas seulement de diriger la Guerre de Libération populaire sur tous les fronts du pays, il assuma aussi personnellement le commandement sur le théâtre du Nord-Ouest et atteignit avec succès le but mis en avant dans le présent document: “défendre et développer dans un ferme esprit de combat la région frontière du Chensi-Kansou-Ninghsia et les régions libérées du Nord-Ouest”. En ce qui concerne les opérations sur le théâtre du Nord-Ouest, voir “